Bonsoir tout le monde !

Vous êtes nombreux à m’avoir envoyé des messages pour me demander si l’autoédition valait vraiment le coup. Le problème du monde de l’édition en général, c’est qu’il est en pleine mouvance – surtout depuis l’arrivée du numérique. Difficile de mener sa barque dans la tempête. Faisons le point pour briser les stéréotypes et orienter au mieux le choix de chacun.

Il y a trois grands moyens de poser son livre dans sa bibliothèque : l’édition traditionnelle, l’autoédition et l’édition à compte d’auteur.

Je ne m’étalerai pas sur le troisième. C’est là une tartine de pain rassis qu’il faut éviter de manger sous peine de tomber malade. L’édition à compte d’auteur demande à l’auteur (vous) un chèque (d’environ 3000 euros la plupart du temps) en échange des droits et d’une bonne partie des bénéfices de votre œuvre. En bref, vous mettez le beurrier sur la table pour une diffusion, certes minime, mais une diffusion quand même, qui rapportera plus d’argent à votre Maison d’édition qu’à vous. Une escroquerie croustillante que trop d’auteurs signent en pensant qu’on leur donne une faveur…

Donc, venons-en à ce qui nous intéresse : autoédition ou édition traditionnelle (à compte d’éditeur) ? Si beaucoup prônent l’édition traditionnelle, nous sommes de plus en plus nombreux à brandir le drapeau de l’autoédition. Pourtant, d’un côté comme de l’autre, il y a des avantages et des inconvénients. Quand on s’y penche, il n’y a pas de meilleur choix, seulement des choix qui nous conviennent le mieux.  Je vous ai fait un petit tableau pour comparer en large l’édition traditionnelle à l’autoédition :

La plus grande différence entre ces deux choix se ressent dans les interactions sociales. Si vous êtes un autoédité, vous n’êtes qu’une peau de banane de plus qui nage dans une immense décharge à ciel ouvert. De toute évidence, votre bouquin est publié en autoédition parce qu’il n’a pas trouvé de ME à son pied (la belle connerie). En revanche, si votre nom apparaît sous la bannière d’une maison d’édition, alors vous portez la casquette du littéraire reconnu. Votre roman vaut la peine d’être en librairie, car cinq « professionnels du marché » l’ont décrété. Pourtant, un livre autoédité n’est pas toujours plus mauvais qu’un livre approuvé par un comité de lecture – bien au contraire. Mais trop tard, comme en société, on vous place dans une case. Si vous passez par l’édition traditionnelle, vous n’aurez pas à faire autant de pirouettes qu’un autoédité afin d’être remarqué.

La plus grande différence entre ces deux choix se ressent dans les interactions sociales. Si vous êtes un autoédité, vous n’êtes qu’une peau de banane de plus qui nage dans une immense décharge à ciel ouvert. De toute évidence, votre bouquin est publié en autoédition parce qu’il n’a pas trouvé de ME à son pied (la belle connerie). En revanche, si votre nom apparaît sous la bannière d’une maison d’édition, alors vous portez la casquette du littéraire reconnu. Votre roman vaut la peine d’être en librairie, car cinq « professionnels du marché » l’ont décrété. Pourtant, un livre autoédité n’est pas toujours plus mauvais qu’un livre approuvé par un comité de lecture – bien au contraire. Mais trop tard, comme en société, on vous place dans une case.

Si vous passez par l’édition traditionnelle, vous n’aurez pas à faire autant de pirouettes qu’un autoédité afin d’être remarqué.

Heureusement, l’autoédité qui parvient à sortir du lot se console quand il reçoit sa paie tous les mois. Oui, car contrairement à l’édité traditionnel qui ne perçoit que 8 à 12% (10% la plupart du temps) des ventes de son livre, l’auteur en autoédition récolte 70% du prix du livre numérique et 35% en moyenne du prix du livre broché. Mais l’avantage financier ne s’arrête pas là, puisque l’autoédité perçoit ses bénéfices tous les mois, contrairement à l’auteur édité qui est payé annuellement.

Sans parler du floutage qui règne la plupart du temps sur les relevés de droits des Maisons d’édition.

Tant qu’on parle d’argent, et si on se penchait sur ce que nous coûte la sortie de notre livre ? En édition traditionnelle, la question ne se pose même pas. L’éditeur (le vrai) prend tout en charge, et heureusement, j’ai envie de dire, vu la marge qu’il empoche ! Au passage, je vais briser la rumeur qui dit que l’Autoédition coûte cher. Non, désolé, j’ai publié trois livres sans dépenser un seul euro. Bien entendu, ça demande beaucoup de travail. Certains auteurs autoédités cèdent quelques ronds à des correcteurs, des graphistes, ou des services de diffusion sur le web. Quand on sacrifie un peu de son temps, on se rend compte qu’on peut apprendre à faire tout ça sans sortir le portefeuille, et que bien s’entourer présente de nombreux avantages. Non, l’autoédition, la vraie, ne coûte rien aujourd’hui.

Méfiez-vous de ces camemberts, les bénéfices peuvent varier, et ils ne prennent pas en compte les ventes numériques.

Si s’autoéditer présente de nombreux avantages, la démarche demande à l’auteur un investissement considérable. Trouver la bonne couverture, mettre en forme son livre, le publier sur les plateformes en ligne… Tout ça n’est que la partie immergée de l’Iceberg. Une fois le livre prêt, il faut parvenir à trouver des lecteurs. Entre publicité, présence sur les réseaux sociaux et salons littéraires, l’auteur autoédité ne trouvera jamais assez de temps pour jouer pleinement au marketing – sans compter qu’il doit écrire son prochain livre. Avec l’édition traditionnelle, l’auteur peut tranquillement passer à son prochain roman. Sa maison d’édition s’occupe du plus gros de la publicité, des contacts avec les chroniqueurs, de la diffusion en librairie, de la programmation des séances de dédicace…

Attention, de plus en plus de ME demandent aux auteurs de s’investir dans la publicité de leur œuvre !

En parlant de présence en librairie. Je n’ai volontairement pas mentionné ce point dans mon tableau. Si l’autoédité ne dispose pas de la pleine diffusion chez les marchands de livres, il peut y accéder avec (encore une fois) un peu de travail. L’auteur édité en ME a la chance de voir son roman distribué un peu partout, seulement, s’il ne dispose pas d’une bonne place sur le comptoir littéraire, il se noiera aussi vite qu’un ebook dans le classement d’Amazon. D’ailleurs, beaucoup de ME ne disposent pas d’une diffusion complète. La durée de vie d’un livre moyen en librairie est de trois semaines. Donc, à moins de sortir un best-seller, ou d’avoir un nom plus grand que ses pompes…

Nous terminerons la comparaison en nous penchant sur les droits de l’œuvre. Signer chez une maison d’édition implique de devoir céder les droits de son œuvre à celle-ci. Le problème se présente surtout si vous entrez en conflit avec votre Maison d’édition ou si elle ne vous satisfait tout simplement pas (le retour en arrière est très difficile). Faites très attention ou vous posez votre signature, beaucoup ont regretté de s’être précipités. C’est un problème qui ne se présente pas en autoédition, comme on dit, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Rien n’empêche à un autoédité de signer chez une Maison d’édition par la suite.  


En conclusion, l’autoédition, comme l’édition traditionnelle, présente de nombreux avantages. Si vous avez beaucoup de temps devant vous et que travailler dur ne vous fait pas peur, alors l’autoédition est une jolie cape taillée pour vos épaules. En revanche, si ce qui vous importe est d’écrire encore et encore sans vous soucier de la partie marketing, alors enfilez les bottes de l’édition traditionnelle. Si le premier peut rapporter beaucoup, le deuxième est un confort qui laisse le temps libre à l’écriture.

N’oubliez jamais de sourire !

Valentin Auwercx

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