En 2015, la France s’est située au quatrième rang des pays publiant le plus de nouveaux livres avec 107 000 nouveaux ouvrages, l’équivalent de 1643 titres pour 1 million d’habitants et de 293 nouveaux livres par jour. La même année, la Chine a publié 470 000 nouveaux livres et les États-Unis, au deuxième rang, près de 339 000 ouvrages. (Source : International publishers association).

Être publié… Le rêve d’un (trop?) grand nombre de scribouillards. Nous écrivons tous parce que nous avons quelque-chose à raconter, que ce soit des idées ou des rêves, mais aussi car les mots comblent un trou dans notre existence. C’est peut-être pour cette raison que des milliers d’auteurs finissent par céder à la publication à moindre effortparce qu’on peut éprouver une certaine satisfaction à voir son nom sur la couverture d’un livre.

À travers ce post, je vais faire de mon expérience un témoignage. Afin de resituer le contexte initial, nous allons reprendre depuis le début de mon aventure – le départ de la course -, c’est à dire Wattpad.

C’est en février 2017 que je décide de m’inscrire sur la plateforme pour y partager mon histoire « Le temps d’une étoile ». Entre corrections et publications des chapitres, je trouve très vite public à ma plume – des personnes formidables qui me porteront vers le haut par la suite. En septembre 2017, mon histoire obtient un Wattys dans la catégorie « Lectures Captivantes » et en décembre, 1 mois après avoir publié la fin de mon histoire sur la plateforme, j’en retire la quasi totalité – une décision pour l’édition. 

Bref, je fouille le monde de l’édition avec de grandes mains, cherchant les lignes éditoriales hameçonnées pour mon poisson littéraire. J’évite tous les gros titres « Gallimard » « Flammarion », je sais que je n’ai pas le costard adéquate dans ma penderie. Mais je tente quand même du « Fleuve » et même du « l’Atalante ». Je me dis : pourquoi pas taper dans du moyen et dans du petit tant qu’on y est – histoire d’avoir quelques avis. Oui, car l’impatience, celle d’avoir votre titre en papier dans les mains, vous murmure à l’oreille que plus vous mettez les chances de votre côté et plus vite votre livre prônera dans votre bibliothèque.

J’envoie, j’envoie…. Encore et encore, avec et sans synopsis, en format PDF ou en DOC, taille 12, parfois 14. Une lettre de présentation taillée à la plume. Puis, la partie la plus difficile arrive, celle de l’attente. En faisant un tour sur le net, on apprend vite que le facteur n’est pas de bon augure et on surveille plutôt son téléphone. Un appel d’un numéro inconnu et c’est le stress – peut-être est-ce une maison d’édition ? Oui, mais non, elle aurait laissé un message. L’impatience n’a jamais été aussi grande. On regarde les délais de réponse des ME sur le forum des jeunes écrivains. Mais très vite on comprend qu’il n’y a pas de règles.

J’ai reçu trois réponses positives de petites maisons d’édition au mois de mars – avril. Mais quand je me suis renseigné, la première avait une diffusion quasi inexistante pour le papier, la deuxième ne publiait mon livre qu’en 2020, et la troisième, plus connue, ne m’inspirait pas vraiment confiance. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’une fois votre contrat signé, vous dites « Ciao Bella » à votre œuvre. En moyenne, vous ne toucherez que 8 à 10% (si votre éditeur est généreux) du prix de votre livre – les redevances sont la plupart du temps annuelles. Et si votre ME ferme, ( ce qui est déjà arrivé à plus d’un) alors vous n’avez plus aucun recours pour vendre votre histoire. 

De plus, qui dit petite ME, dit faibles moyens. Ce qui engendre – couverture pas forcément de bonne qualité, faible diffusion, mauvais service de correction, très peu de retouches, publicité quasi inexistante… (Mais ne généralisons pas, certaines petites ME peuvent être aussi très bien, tout dépend de son implication !)

Bref, après une longue réflexion et beaucoup de renseignements, j’ai esquivé toutes les petites maisons d’édition qui m’ouvraient leur porte. J’aime peut-être le prestige du papier, mais j’estimais que mon histoire méritait mieux qu’un vol low-cost pour l’édition.

J’ai donc opté pour l’auto-édition. Oui, c’est cela même – la terrible concurrence des éditeurs. Celle-ci requiert énormément de travail mais les bénéfices sont au rendez-vous ! Bien entendu, la couverture, les corrections et autres retouches ont été de mon ressort. Pour l’orthographe j’ai demandé à quelques personnes de mon entourage de m’aider et je suis passé par le fabuleux logiciel Antidote. Je ne compte plus le nombre de réécriture que j’ai fait de « Le temps d’une étoile », mais ça s’est fait sur plusieurs mois.

Amazon est la plateforme parfaite pour l’auto-édition. Elle apporte toutes les informations qu’il faut pour la mise en page, le respect des marges et du collage, le gabarit de la couverture selon le nombre de page, le format, le papier…

Bref, l’auto-édition, c’est comme l’édition, mais tout seul. Et encore, je n’ai franchi que la première étape, car maintenant, il va falloir que je me transforme en agent commercial, et c’est là le plus difficile. Mais même si ça représente un travail colossal, je sais que mon livre m’appartient dans son entièreté. De plus, j’obtiens 70% du prix du livre en numérique et 25% du prix du livre papier – sauf si je vends les exemplaire que je commande en tant qu’auteur, alors je fais une marge de 50% pour un prix moins élevé que sur Amazon.

Rien ne m’empêche de signer par la suite chez une maison d’édition. C’est un défi personnel que de ne pas passer par le schéma traditionnel. 

Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est que des maisons d’édition, il y en a des centaines. Signer chez l’une d’elle ne voudra pas dire que votre histoire est géniale. Tout le monde peut griffonner un contrat, vendre son livre, ça, c’est une toute autre histoire.

N’oubliez jamais de sourire !

Valentin Auwercx

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